Le territoire Burkinabé est subdivisé selon le décret n°2003-285/PRES/PM/MAHRH en quatre bassins nationaux que sont :
- Le Bassin de la Comoé (env. 7% du BF) : Au sud-ouest, il borde notre frontière et s’écoule vers la Côte d’Ivoire. Les bras alimentant la Comoé au Burkina Faso sont Léraba, Comoé, Codoun, Baoué et Iringou ;
- Le Bassin du Mouhoun (env. 33% du BF) : Deuxième bassin le plus vaste après le Niger, ce bassin est alimenté par les cours d’eau suivants : Kou, Plandi, Siou, Voun Houn, Sourou (partagé avec le Mali), Vranso, Bolo, Balé, Bougouriba, Bambassou et Poéné. Ils s’écoulent vers le sud au Ghana sous une autre appellation « la Volta Noire » ;
- Le Bassin du Nakanbé (env. 22% du BF). il regroupe les cours d’eau du Nakanbé, Massili, Koulipélé, Dougoulamondi Tcherbo, Nazino, Sissili, Nouhao, Kompienga, Pendjari, Doudodo, Singou. Il s’écoule vers le sud au Ghana ;
- Le Bassin du Niger (env. 38% du BF) : Il est le plus vaste des Bassins Nationaux. Situé au nord et à l’est, il capte les eaux du banifing, Béli, Gorouol, Goudébo, Yali, Faga, Manni, Sirba, Bonsoaga, Dyamoungou et la Tapoa.
Ces cours d’eau alimentent plus de 1000 retenues en eau au Burkina dont la capacité totale cumulée de stockage dépasse 6 milliards de m3. Ces ressources en eau sont utilisées pour l’irrigation, l’approvisionnement en eau potable, l’abreuvement du bétail, la production d’énergie électrique, etc.
Des pressions d’ordres anthropiques et climatiques menacent la disponibilité de cette ressource en eau. Le changement climatique induit de plus en plus des pluies irrégulières et des sécheresses qui s’installent. La déforestation et l’érosion des sols « comblent » nos retenues d’eau, réduisant leur capacité. L’orpaillage, l’occupation anarchique des bandes de servitude, des pesticides agricoles et les rejets urbains menacent la qualité de l’eau. Nous nous devons de la protéger pour les génération actuelle et future. Protéger nos bassins versants, reboiser et gérer l’eau avec conscience, c’est garantir l’avenir du Burkina Faso
UNE MISSION AU SERVICE DE CES BASSINS :
Comme nous le rappelions dans notre précédent numéro, l’ANABH est l’institution chargée de la gestion de ces bassins hydrographiques. Pour assurer cette mission sur l’ensemble du territoire, elle s’appuie sur trois Agences de l’Eau territoriales, calquées sur les quatre bassins nationaux que nous venons de découvrir :
- Agence de l’Eau du Mouhoun-Comoé qui couvre le bassin du Mouhoun, le bassin de la Comoé et le sous bassin du Banifing appartenant au bassin du Niger. Ce sous bassin est associé à celui du Mouhoun Comoé pour des raisons d’organisation spatiale ;
- L’Agence de l’Eau du Nakanbé qui couvre le bassin national du Nakanbé exceptés les sous bassins de la Pendjari, de la Kompienga et du Sansargou
- L’Agence de l’Eau du Liptako-Gourma qui couvre le bassin du Niger excepté le sous bassin du Banifing, les sous bassins de la Pendjari, de la Kompienga et du Sansargou.
